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lundi 4 novembre 2013

Eurasia, à la conquête de l'Orient (8 épisodes)

« Eurasia », cette série en huit volets part à la conquête de l’Orient : un somptueux voyage de découverte à travers des pays mythiques et des siècles d’histoire, des cultures et des religions qui lient l’Orient et l’Occident. De l’Empire Perse d’Alexandre le Grand au grand Empire mongol de Kublaï Khan, les routes des civilisations s’entrecroisent jusqu’à former cette grande civilisation eurasienne qui nous est commune. Des images de synthèse 3D font revivre les grands moments de l’Histoire : Babylone, Persépolis, Aï-Khanoum, Bagdad, Rome, sont recréées virtuellement avec un réalisme jamais vu.

Réalisateur : Patrick CABOUAT, Atsushi MURAYAMA, Atsushi OGAKI, Satoru NAGAI, Masakazu TANIGUCHI

Genre : Documentaires, Divers
Auteur : Alain MOREAU
Origine : France - Japon
Durée : 8 x 49 minutes
Date de sortie : 2004
Episode(s) : 8
Saison : 1

LISTE DES EPISODES

ALEXANDRE LE GRAND
Alexandre le Grand était le roi d’un minuscule royaume. Il a vingt ans lorsqu’il entreprend de réaliser le rêve le plus long de l’histoire : réunir l’Orient à Occident. Génie politique et militaire, il conquiert le plus grand Empire du moment qui s’étendait jusqu’aux confins de l’Inde. En treize années, il impose une nouvelle vision du monde. Avec ce film, la série s’ouvre il y a 2 300 ans sur son grandiose périple : lorsque parti de Macédoine, il pénètre à la tête de ses troupes dans l’immense Empire Achéménide de Perse, affronte Darius dans des batailles mémorables, et conquiert des territoires allant de l’Afghanistan jusqu’en Inde. Pas à pas nous suivons le conquérant ; nous découvrons aussi ce qu’il n’avait pas imaginé : l’intelligence et la splendeur des cultures perses et égyptiennes. Nous assistons à la métamorphose d’Alexandre au contact de ces dernières, à sa fascination pour des modes de gouvernement des peuples… Arrivé sur les rives de l’Indus, Alexandre est lâché par ses troupes, et doit faire demi-tour. Désenchanté, il meurt trois ans plus tard, le 13 juin 323 d’une fièvre vraisemblablement contractée à Babylone. Il n’a pas encore 33 ans. Le monde grec qui, dix ans plutôt, s’arrêtait à Byzance se prolongeait désormais jusqu'à la vallée de l’Indus. Ce rêve, « d’étendre à tous la même loi, comme l’infinie lumière du ciel » s’est interrompu avec lui.

L'ALEXANDRIE OUBLIÉE
Mythe ou réalité, il se disait depuis toujours qu’Alexandre le Grand, au fur et à mesure de ses conquêtes, avait semé derrière lui en quelque sorte, environ soixante dix villes. À part l’Alexandrie d’Égypte, toutes ces villes légendaires baptisées Alexandrie en son honneur demeuraient introuvables. Alors, pendant plus d’un siècle, des générations d’archéologues sont partis à leur recherche. En 1961 lors d’une partie de chasse à une centaine de kilomètres au nord de Kaboul, c’est Mohamed Zahir Shah, alors roi d'Afghanistan qui découvre, avec un chapiteau corinthien, le premier indice d’un site archéologique inconnu à ce jour : Aï-Khanoum. Les archéologues mettent à jour des céramiques, des fragments et des centaines de pièces de monnaie portant des noms de rois et des inscriptions en grec. Petit à petit se révèle que la ville - coupée du monde méditerranéen depuis le milieu du troisième siècle avant notre ère - avait été peuplée de colons grecs qui avaient conservé leur langue et leur écriture, mais cohabitaient avec des peuples d’Asie Centrale, Bactriens, Scytes, Sogdiens, Tokahriens.À 5000 kilomètres de la Grèce, franchir l’entrée de la ville c’était pénétrer dans un univers grec… À travers le temps et l’histoire, c’est à cela que nous invite la reconstitution virtuelle d’Aï-Kanhoum, l’Alexandrie oubliée.

GANDHARA, L'ENVOL DU BOUDDHISME
Un soir en Inde, au sixième siècle avant notre ère, Sakyamuni, "sage de la tribu des Sakya", médite sous un arbre. Soudain, il s'élève à la compréhension de l'origine de toute chose : il devient Bouddha, qui signifie "l'Eveillé". Philosophie pragmatique, son message enseigne comment se libérer de tous besoins pour atteindre l'éveil. Après la mort du Bienheureux, ses disciples, quelques moines errants, entreprennent de délivrer son enseignement dans toute l'Inde, de Ceylan à l'Himalaya. Bouddha qui redoutait l’inclination des hommes à l’idolâtrie avait expressément interdit toute représentation de sa personne. Ainsi, les maîtres indiens racontaient-ils sa vie sans jamais le représenter autrement que sous la forme d’un simple lotus, d’un cheval sans cavalier ou d’un arbre. Les missionnaires bouddhistes entreprennent de fonder des monastères. Les populations locales qu’ils découvrent rassemblent, outre les descendants des soldats d’Alexandre, des colons grecs arrivés de Grèce, d'Egypte et d'Antioche. Sous l’influence de la statuaire grecque, le bouddhisme primitif va s’affranchir de l’interdiction de représenter physiquement le bouddha. Le Sage va être représenté sous des formes hellénisées. Moins abstraire, la philosophie bouddhique sera mieux comprise et désormais adoptée par le plus grand nombre. Le bouddhisme est l’aboutissement d’un brassage spirituel et culturel unique dans l’histoire des hommes. Il concrétise la plus singulière des rencontres entre l’Orient et l’Occident.

DES ROMAINS AU CŒUR DE LA CHINE
Des textes chinois, vieux de seize siècles, ont révélé la présence en l’an 166 de notre ère, de Romains au cœur même de la Chine. Selon ces chroniques, ils auraient été mandatés par Rome pour établir des relations avec l’Empire des Han. Ambassadeurs, ou simplement marchands ? Peut-être les deux… Sous Auguste, le premier empereur, Rome bénéficie de deux siècles de bien-être. C’est le temps de la Pax Romana. Les échanges, le commerce vont connaître un extraordinaire essor. Des caravanes relient sans cesse l’Orient lointain aux ports de la Méditerranée. Un voyage de plus de 11 000 kilomètres au cours duquel elles doivent affronter mille dangers, parmi lesquels les Huns qui faisaient régner l’insécurité le long du parcours. À partir d’Antioche, les marchands transportaient leurs produits vers l’Asie par voie terrestre vers Lo Yang capitale de la Chine. Sur le trajet, des intermédiaires s’imposaient entre les Romains et les Chinois : les Parthes une tribu iranienne qui occupait la Perse. Ils exercent sur le commerce caravanier une pression qui va devenir si forte que les Romains vont chercher d’autres passages : ce sera la voie maritime. À l’époque d’Auguste, environ 120 bateaux croisaient dans le seul océan indien. Pour le compte des marchands romains, des marins tamouls poussaient leur navigation vers la Terre d’or, autrement dit l’Indochine, puis franchissaient le détroit de Malacca pour atteindre la Chine. Tout le long des côtes de la péninsule indochinoise, les Romains avaient établis des comptoirs dont la gestion était confiée à des mandataires tamouls ou indiens.

LES MAÎTRES DES CARAVANES
De l’Antiquité au début du vingtième siècle, la légendaire Route de la Soie a relié la Méditerranée à la Chine où les caravanes entraient par la Porte de Jade; un périple de 11000 kilomètres à travers les steppes, les montagnes et les déserts. Pendant sept cents ans un peuple caravanier, les Sogdiens, a exercé le monopole de la traversée de ces contrées hostiles, et s’est fait une spécialité d’organiser et de guider les caravanes entre l’Orient et l’Occident. Ils se sont imposés parmi les meilleurs marchands de la Route de la Soie. Cette tradition commerçante ancestrale résultait de la situation géographique privilégiée de la Sogdiane. Elle était le passage obligé des caravanes allant de l’Inde à la Russie et de la Méditerranée à la Chine. Cette route a été empruntée comme aucune autre dans l’histoire de l’humanité. En 674 les Cités-États Sogdiennes seront conquises par les arabes venus du Moyen-Orient. Les vaincus conserveront leur langue, le persan, mais devront se convertir à l’Islam. Mais aussi loin que l’on remonte dans l’histoire, peu de peuples sans empire ni puissance militaire auront autant contribué à faire se rencontrer les cultures d’Orient et d’Occident.

BAGDAD AN 1000
Bagdad aujourd’hui, ville blessée. Qui se souvient devant ses ruines que du huitième au treizième siècle, elle fut la capitale d’une civilisation raffinée ? Il y a plus de mille ans, Bagdad était baptisée Madinat al Salam... "La cité de la paix". La dynastie au pouvoir était celle des Abbassides, du nom du calife "Abu al-Abbas" qui l’avait fondée. En 749. Le califat Abbasside étendait son influence de l’Espagne aux confins de la Chine. Gardienne du savoir antique, Bagdad traduisait Aristote, Platon, Euclide. Le chef de l'école de médecine était Ali Abu Ibn-Sina ou Avicenne, un persan originaire de Bukhara, il était également un commentateur d’Aristote. Bagdad, ville "des Mille et une Nuits", était un bouillonnant creuset culturel où se croisaient artisans, poètes, marchands qui avaient l’arabe pour langue commune. Inspirée du Coran, Bagdad pratiquait une culture du commerce et des échanges unique pour l’époque, des mouvements financiers très sophistiqués…des chèques émis à Bagdad étaient encaissés à Cordoue, en Espagne, à 4.000 kilomètres. Langues, cultures, races qui se côtoyaient et se mélangeaient, concouraient à faire de Bagdad une ville cosmopolite, une métropole dynamique et colorée, sans pareille à son époque. Mais après cinq siècles de grandeur, endormie dans son confort, affaiblie par des luttes internes, elle allait brusquement s’effondrer. Au 13ème siècle, 12.000 cavaliers mongols, conduits par Hulagu, petit-fils de Gengis-Khan, déferlent sur la ville, assiègent son million d’habitants pendant dix sept jours. C'est la fin de Bagdad comme capitale du califat. Jamais plus elle ne retrouvera son éclat intellectuel, ni sa magnificence.

JÉRUSALEM - LA PAIX EXCOMMUNIÉE
Jérusalem, la ville trois fois sainte. Depuis quinze siècles, sa possession n’a cessé de justifier les affrontements les plus sanglants. On peine à croire qu’au treizième siècle l’histoire a retenu son souffle, et que Jérusalem doit à la singulière amitié de deux souverains visionnaires, un sultan et un empereur chrétien, une miraculeuse période de répit. Le chrétien, c’est Frédéric II de Hohenstaufen, empereur du Saint Empire romain germanique et roi de Sicile. Le musulman c’est Malik Al Kalmil, sultan du Caire et gardien des lieux saints. Entre eux naît une amitié unique dans l’histoire. Ils s’admirent réciproquement sans jamais s’être rencontrés et décident contre l’avis de leurs entourages respectifs de mettre fin à 135 ans de guerres, de croisades. Le 11 février 1229, après cinq mois de tractations, les deux souverains avaient gagné la partie toujours sans s’être rencontrés : Frédéric et Al-Kamil concluent le traité de Jaffa, un acte diplomatique unique dans l’histoire des relations entre la Chrétienté et l’Islam. Plus encore, ce traité était un modèle en ce qu’il traçait une frontière entre le religieux et le politique, à contre courant des conceptions de l’époque. De retour en Sicile, Frédéric est désavoué publiquement par Grégoire IX qui considère que ce traité de paix avec les musulmans est un pacte avec le diable. Il tente de le faire assassiner et maintient l’excommunication dont il l’avait frappée. Al Kamil meurt en 1238 dans une grande solitude. Il sait qu’après lui Jérusalem ne connaîtra plus la paix. Car six ans après sa mort, ses successeurs enlèvent définitivement Jérusalem aux Francs. Deux croisades levées par la chrétienté ne parviendront pas à reconquérir les lieux saints. Saint Jean d’Âcre tombe le 18 mai 1291. C’est la fin de la présence occidentale en Palestine. Frédéric l’excommunié disparaît en 1250, douze ans après son ami. Chacun d’eux portait en lui un fragment du rêve le plus long de l’histoire, réconcilier l’Orient et l’Occident. Leur rêve n’aura duré que quinze ans.

LE RÊVE MONGOL 
Derrière sa grande muraille et ses trois mille ans d’histoire, l’Empire du Milieu se croyait à jamais à l’abri des envahisseurs. C’était compter sans les hordes de cavaliers nomades surgies des steppes de Mongolie emmenées par Kublaï. Le grand khan Kublaï, était le petit-fils de Gengis Khan. Né en 1214, l’homme résume à lui tout seul douze siècles d'invasions des civilisations sédentaires. Son grand dessein sera de compléter la conquête de la Chine du nord par son grand père en soumettant la Chine du sud. Mais la Chine, c’est plus qu’un Empire: c’est une civilisation que Kublaï convoite et veut soumettre. Elle vit en vase clos depuis le début d’une histoire vieille de trois millénaires. Avec la prise de Siang Yang, Kublaï devient seul maître de l'Empire du Milieu. Désormais, la Chine, le Turkestan, la Perse et la Russie sont réunis en un seul Empire sous l’autorité des princes mongols. C’est l’avènement de la dynastie mongole des Yuans qui va s’inscrire pour un siècle dans la lignée des dynasties chinoises. Avec ostentation, Kublaï le nomade endosse les habits des empereurs chinois et adopte leur cérémonial. Pour la première fois de son histoire, l’Empire du Milieu s’ouvre sur l’extérieur et noue des relations directes avec la Perse et l’Occident. Attentifs à la sécurité des caravanes, les Mongols ouvrent les deux routes transcontinentales fermées depuis la fin de l’Antiquité : les voyageurs européens peuvent désormais emprunter soit la route du Sud, qui passant par la Perse mène à la Porte de Jade, soit celle du nord qui part de Crimée, traverse le sud de la Sibérie et rejoint la Chine par le Nord. En 1275, un marchand vénitien de passage à Taï-tou demande à être reçu par Kublaï, son nom : Marco Polo. Dans ses mémoires, le voyageur raconte sa réception au palais de Kublaï, et évoque le cadre somptueux. Kublaï s’éteint à Pékin en 1294. Il a 80 ans. Il aura fallu soixante dix ans aux cavaliers nomades des steppes pour réaliser le rêve d’Alexandre le Grand, réunir l’Orient à l’Occident.

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Langue : Français
Qualité : TVrip
Format : XviD



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